Qui sommes-nous ?

Le CPDPN du CHRU de Brest propose des consultations de médecine fœtale, génétique et conseil génétique, de neuropédiatrie, de pédiatrie, de chirurgie pédiatrique. Un accompagnement psychologique est proposé.

Les réunions pluridisciplinaires hebdomadaires ont lieu le jeudi 12h à Brest et par visio conférence avec les Centres Hospitalier de Morlaix, Lorient et Quimper.

 

Saisine par la femme ou le couple

  • Le CPDPN du CHU de Brest peut être saisi directement par la patiente ou le couple lorsqu’il en exprime le besoin
  • Le couple prend rendez-vous directement auprès du secrétariat du CPDPN ou l’un des membres de l’équipe
  • Lors du rendez-vous médical, la patiente ou le couple doit apporter les éléments principaux du dossier médical, le résultat des échographies et des examens biologiques et faire part de leur analyse de la situation
  • La patiente ou le couple peut demander à être reçu par l’ensemble du CPDPN

L’équipe se compose de médecins, sage-femme, secrétaire, psychologue

Le centre prend en charge les patientes adressées par les établissements hospitaliers et cliniques extérieurs.

L’objectif d’un CPDPN est de regrouper toutes les compétences médicales, cliniques et biologiques, pour assurer au mieux le diagnostic et le traitement des anomalies ou des malformations fœtales dont certaines, du fait de leur gravité et de leur incurabilité, peuvent amener la mère ou le couple parental à une demande d’interruption médicale de la grossesse.

 


Le CPDPN de Brest est centre de compétences concernant les hernies de couples diaphragmatiques dans le cadre du centre de référence maladies rares « Hernies diaphragmatiques ».

 

Les missions du CPDPN sont définies aux articles L. 2213-1 et R. 2131-10-1 du code de la santé publique :

 

  • Favoriser l'accès à l'ensemble des activités de diagnostic prénatal et assurer leur mise en œuvre en constituant un pôle de compétences cliniques et biologiques au service des patients et des praticiens ; 
  • Donner des avis et des conseils, en matière de diagnostic, de thérapeutique et de pronostic, aux cliniciens et aux biologistes qui s'adressent à eux lorsqu'ils suspectent une affection de l'embryon ou du fœtus ;
  • Poser l’indication de recourir au diagnostic biologique effectué à partir des cellules prélevées sur l’embryon in vitro, telle que mentionnée aux articles R. 2131-23 et R. 2131-26-1 ;
  • Organiser des actions de formation théorique et pratique destinées aux praticiens concernés par le diagnostic prénatal des diverses affections de l'embryon et du fœtus ;
  • Examiner toute demande de patiente d’interruption médicale de grossesse au motif qu’il existe une forte probabilité que l’enfant à naître soit atteint d’une affection d’une particulière gravité reconnue comme incurable au moment du diagnostic.

Le CPDPN constitue un pôle d'expertise, rassemblant divers professionnels qualifiés dans le domaine du diagnostic prénatal. Il joue un rôle essentiel d'aide à la décision pour les médecins et les couples, confrontés à une affection de l'embryon ou du fœtus, mais aussi en cas de grossesse mettant en péril grave la santé de la mère. 

Le CPDPN doit permettre également la mise en œuvre des activités cliniques et biologiques de diagnostic prénatal. Si toutes les activités de diagnostic prénatal ne peuvent être réalisées sur place, le centre doit alors favoriser l'accès des patientes à l'ensemble des techniques cliniques et biologiques grâce à son réseau de professionnels compétents. Il ne s'agit pas, à travers l’autorisation de cette structure, d'instituer un monopole d'exercice des activités de diagnostic prénatal.

 

Respect des droits de la femme ou du couple 

 

Le CPDPN assure le respect des droits de la femme ou du couple à travers son fonctionnement interne et sa coordination avec ses partenaires extérieurs, en particulier :

  1. du droit à une information loyale, claire et adaptée à sa situation à toutes les étapes de la prise en charge, en particulier sur le diagnostic évoqué et le pronostic fœtal, lui permettant de participer à la prise de décision. Ces informations portent :
  • sur tous les actes médicaux (prélèvements, biologie, imagerie) préalablement à leur mise en œuvre ;
  • sur la possibilité de recourir, à sa demande, à des examens de biologie médicale et d’imagerie permettant d’évaluer le risque que l’embryon ou le fœtus présente une affection susceptible de modifier le déroulement ou le suivi de la grossesse ;
  • sur les moyens de détecter l’affection : chaque technique est présentée avec ses chances de succès et ses limites
  • sur les risques inhérents aux prélèvements, leur pénibilité leurs contraintes (notamment d'ordre matériel, financier ou psychologique) et leurs éventuelles conséquences :
  • sur la nécessité d’un deuxième prélèvement en cas de mise en culture de cellules fœtales et d’échec de celle-ci ;
  • sur le fait que l’analyse peut révéler d’autres affections que celle recherchée;
  • sur les objectifs, les modalités, les risques, les limites et le caractère non obligatoire de ces examens
  • sur les effets secondaires et les risques potentiels à court et à long terme pour la femme et le fœtus y compris risques liés aux examens d’imagerie
  • sur le fait que l'absence d'anomalie détectée ne permet pas d'affirmer que le fœtus soit indemne de toute affection et qu'une suspicion d'anomalie peut ne pas être confirmée ultérieurement, notamment en cas d'échographie obstétricale et fœtale
  • sur les résultats susceptibles d’être obtenus au cours de l’analyse et leurs éventuelles conséquences ;
  • sur les possibilités thérapeutiques
  • toute l'information nécessaire à la compréhension des résultats des examens
  • en cas de risque avéré : 
  • sur l’intérêt de bénéficier d’un diagnostic ou d’une orientation lorsque le dépistage a montré l’existence d’un risque,
  • sur les caractéristiques de l’affection suspectée, les moyens de la détecter et les possibilités de prévention, de soin ou de prise en charge adaptée du fœtus ou de l’enfant né, 
  • une liste des associations spécialisées et agréées (art L 1114-1 CSP) dans l’accompagnement des patients atteints de l’affection suspectée et de leur famille ;
  • sur son libre choix, dès lors que l’équipe pluridisciplinaire a établi qu’elle était médicalement justifiée, de procéder ou de ne pas procéder à une interruption de grossesse.
  1. du droit de rencontrer un ou plusieurs médecins du CPDPN à sa demande ou sur proposition du CPDPN ;
  2. du droit de recourir à un second avis auprès d’un autre CPDPN.

 

La constitution et le fonctionnement du CPDPN permettent d’offrir à toutes les femmes prises en charge la possibilité de recourir aux services d’un psychologue et, si nécessaire, d’un psychiatre.